29 Mar
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La communication interculturelle pendant l’entrevue avec un candidat immigrant

En tant que région d’accueil, on compte en Mauricie plusieurs organisations et entreprises qui entretiennent de solides relations professionnelles. Ce précieux lien facilite ainsi l’accueil et l’intégration des nouveaux citoyens. L’insertion professionnelle est d’une importance capitale dans le processus d’intégration des nouveaux arrivants dans leur société d’accueil. Parmi cette clientèle, plus de la moitié est qualifiée et possède de nombreuses expériences à mettre à profit. Afin de découvrir le plein potentiel de ces candidats, nous vous proposons quelques pistes pour assurer une bonne communication lors d’un entretien d’embauche. 

D’abord, il faut savoir qu’il existe en Mauricie, des organismes qui se chargent d’encadrer les individus dans leur démarche d’insertion socioprofessionnelle. La collaboration qui règne entre les entreprises privées et publiques, les agences de placement et les organismes communautaires facilite grandement le lien qui se forge entre les futurs employés et les employeurs.

Lors d’un entretien avec une personne immigrante, l’intervieweur doit prêter attention au message non verbal et verbal, ainsi qu’à la dimension culturelle qui émane de cet échange.

Le non verbal

Le langage non verbal influence grandement la nature d’un échange. Dans la réception d’un message, 55 % de l’attention est portée au langage corporel et 38 % au ton et au rythme de la voix. Parfois, de subtiles manifestations corporelles peuvent avoir d’importants impacts.

À titre d’exemple, dans certaines cultures, un contact visuel prolongé est irrespectueux. Lors d’un dialogue, cet agissement peut être perçu comme un manque d’assurance ou comme l’indicateur d’un mensonge. La signification des poignées de mains et des hochements de tête peut également varier selon les pays. Elles peuvent porter à confusion. Une poignée de main détendue est culturellement acceptée dans un pays alors qu’elle est perçue comme un manque d’assurance en Amérique du Nord.

Le verbal

La dimension verbale ne représente que 7 % d’une communication. Toutefois, la façon de parler et l’accent des allophones d’origine peuvent avoir un impact sur la qualité d’un entretien. Naturellement, le stress joue un rôle majeur dans la nature des expressions. Mais, il arrive souvent que l’accent culturel d’une personne, qui s’exprime dans une autre langue que sa langue maternelle, soit mal interprété. Il n’est pas rare d’entendre des intonations qui sonnent faux à l’oreille parce qu’elles sont mises au mauvais moment dans une phrase. Cela peut donner une impression d’agressivité, voire même d’impolitesse.

Dans ce cas, le meilleur moyen de comprendre les propos de l’interlocuteur est de clarifier avec lui ses intentions, tout en étant conscient de l’obstacle de la langue. Il faut également savoir que  le niveau de vocabulaire peut également interférer dans la communication. Lorsque la langue maternelle n’est pas le français, un registre plus simple n’est pas synonyme de sous-éducation.

La dimension culturelle…

Parler de soi et vanter ses mérites n’est pas un exercice facile. De plus, il faut savoir que l’humilité et le respect des hiérarchies sont très ancrés dans les valeurs fondamentales de certaines cultures. Or, parler de ses expériences, tel que nous avons l’habitude de le faire en entrevue, est tout à fait à l’opposé de certains principes culturels.

Quant aux malaisants silences, il est intéressant de constater que dans certaines régions du monde, ils témoignent plutôt d’une réflexion profonde perçue de façon très positive. L’intervieweur peut alors avoir le réflexe d’interrompre le candidat ou de vouloir combler le silence. Cela pourrait être interprété comme un signe d’impolitesse.

En somme, il faut retenir qu’il y a différents styles de communication un peu partout dans le monde et il est important d’en tenir compte. En Occident, les gens utilisent davantage le langage direct. Toutefois, certaines communautés s’expriment de façon indirecte, d’autres n’expriment pas du tout leurs émotions ou les expriment davantage.

Pour s’y retrouver, l’intervieweur doit faire preuve de patience et d’écoute active. Il peut poser plus de questions si la réponse donnée par le candidat est jugée trop brève. Il est également conseillé de se questionner sur l’impact des mots employés afin d’adopter une attitude professionnelle et respectueuse… Et surtout, n’oubliez pas d’être observateur!

Pour plus d’informations sur les codes culturels, Affaires mondiales Canada a créé un recueil sur ce qui est acceptable et non acceptable selon les pays. Pour y accéder, cliquez ici.

 

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